voyages

Vendredi 4 avril 2008 5 04 04 2008 20:05

Cabane à sucre

Je me suis qu’une petite définition de wikipédia pourrait être utile … alors cette cabane est l’endroit où les acériculteurs (= personnes qui exploitent une érablière) récoltent l’eau (et non la sève) de leurs érables. Et c’est également le lieu où ils la transforment en sirop d’érable avec des incantations secrètes … non je plaisante !
Ainsi, dans la cabane à sucre on trouve un évaporateur (énorme récipient dans lequel on fait bouillir la sève pour réduire sa teneur en eau et concentrer le sucre qu’elle renferme). C’est autour de cet évaporateur que s’exerce tout l’art du sucrier : dès l’entrée de l’eau d’érable dans l’évaporateur, jusqu’à son prélèvement sous forme de sirop.
La solution doit subir une séquence complexe de réactions chimiques qui sont responsables du développement de la couleur et de la saveur caractéristiques des produits de l’érable.

Juste pour vous donner une idée, parce que je ne vais pas vous expliquer toutes les subtilités des réactions chimiques (je ne le connais pas de toute façon !), pour faire 1 Litre de sirop, il faut entre 30 et 40 litres d’eau, il faut bouillir, filtrer le sirop, couler le sirop dans les boîtes de conserve ou fabriquer des produits plus fins comme la tire sur la neige, du beurre, sucre mou, granulé ou dur, du coulis, de la gelée.

Petite précision, la tire sur neige :
elle consiste à faire chauffer du sirop d’érable à 113,5°C précisément afin d’en augmenter la consistance. La tire est déposée chaude directement sur la neige, dans un récipient appel auge à neige. On se serre ensuite de palettes (petites spatules de bois qui ressemblent à des bâtons d’esquimaux) pour prendre la tire d’érable sur la neige. Il faut attendre qu’elle durcisse et on l’enroule autour de la palette … pas d’inquiétude, voici l’explication en image :

La tire sur la neige fait partie des traditions d’après hiver, spécialité québécoise !
De quoi vous mettre l’eau à la bouche !


La cabane à sucre que nous avons visité, ressemblait plus à une usine, nous n’avons pas vu les érables parce que nous y sommes allés le soir. C’était une visite organisée, nous étions un groupe de 40 … et nous avons tous soupé sur place autant dire qu’on s’est régalé.

Au menu :
-Soupe aux pois













-Omelette cuite au four à bois, Jambon fumé à l’érable, Jambon forêt noir















-Pommes de terre rissolées
-Fèves au lard












-Tartelettes au sucre, Crêpes, Beignets, Bouchées à l’érable














-Grands-pères dans le sirop











-Lait avec un doigt de sirop d’érable pour les plus aventureux















On comprend mieux pourquoi les québécois ne font cette fête qu’une fois dans l’année …

 

 

 

 

Par Florence Mulot
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 30 mars 2008 7 30 03 2008 01:25

Dimanche 8 mars, Pointe-à-la-Garde - Montréal.

Alors cette tempête ? Bof déjà vu pire … bien sûr il faudra déneiger la voiture, et attendre la charrue (comprendre le chasse neige) pour tracer le chemin jusqu’à la route principale. Mais en attendant petit déjeuner : au menu pancake … euh chapeaux à ceux qui peuvent en manger plus de 2 !!!
Puis au boulot, on déneige notre voiture, puis on pousse la voiture du proprio qui a trop reculé et qui est coincé … grrrr !

La charrue arrive, on a le droit à un déneigement en direct : grandiose, surtout quand Wadie pensait que c’était fini et qu’il est sorti alors que le déneigement continuait … il est devenu tout blanc en 2 secondes 
J

Nous voilà parti, fini les vacances … adieu Gaspésie !
Seulement c’est le début d’un long, très long retour !

Nous nous dirigeons donc vers Québec. Le temps de faire le plein d’essence dans la vallée de la Matapédia et on repart. C’est toujours marrant de faire le plein juste à côté des motoneiges qui font de même. Le Sud de la Gaspésie regorge de pistes de skidoo comme on les appelle ici.

Vers 11H, la "vraie" tempête pointe le bout de son nez. Ici « tempête » signifie forte chute de neige avec visibilité très réduite. En effet, la visibilité n’est pas bonne du tout : de grosses rafales de vent font voler cette poudre blanche devant les voitures, si bien qu’il est parfois impossible de distinguer la route. D’ailleurs elles sont en majorités bloquées et nous devions nous arrêter pour attendre un convoi. Le principe est simple : une file de voiture qui roule ensemble derrière la déneigeuse. En effet, avec le vent, la route se recouvre à nouveau de neige en une dizaine de minutes.

Plus on se rapprochait de Québec et plus c’était la mission pour rentrer chez nous : autoroute fermée, route secondaire saturée ...
Il nous aura fallu pas moins de 12h de trajet pour arriver à Montréal. La ville était comme ensevelie sous la neige. Les voitures sont obligées de se garer en travers des rues pour pouvoir repartir (garer à la smart, perpendiculaire à la route 
J). Ceci explique en partie pourquoi les rues sont très larges ici.

Voilà, le voyage est fini ! Nous allons nous coucher la tête encore pleine de rêves … demain les cours reprennent, mais pour l’instant je ne vois que les paysages magiques de la Gaspésie.
Par Florence Mulot
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Samedi 29 mars 2008 6 29 03 2008 17:28

Samedi 8 mars, Percé – Pointe-à-la-Garde.

Il est déjà tombé 4m de neige à Québec depuis le début de l’hiver et 3m50 à Montréal. Depuis le début de notre road trip nous avons vu les déneigeuses marcher à plein tube dans chaque allée, chaque rue de chacune des villes que nous avons traversées !

Nous partons vers Pointe à la Garde. Les villages sont tous enneigés, dur de s’imaginer le monde grouillant de partout quand vient l’été … nous nous arrêtons pour voir les nombreux phares présents tout au long de la côte.
Découvrir des paysages surnaturels, des plants d’eau avec des icebergs (même s’il s’agit de bébé iceberg, c’est impressionnant et magnifique).

Nous arrivons en milieu d’après midi, à l’auberge de jeunesse du château Baillard. Nous sommes passés 4 fois devant tellement on s’imaginait pas que ce truc minable, aussi appelé maison, pouvait être l’auberge en question.
Et oui pour notre dernière soirée en Gaspésie nous avons vraiment fait fort … le proprio est assez bizarre, et l’auberge vraiment pas terrible, tout semble bancale, le dortoir pas chauffé. Heureusement il descend du grenier une chauffrette comme il dit, c’est un tout petit radiateur électrique qui fait un bruit d’enfer …
Ais-je précisé que dans le dortoir il y avait un instrument de musculation … et plein de paperasse ? On a quand même réussi à se faire une petite place pour jouer au carte …

Pour passer le temps nous allons dans la ville la plus proche, à la recherche d’un Tim Horton pour prendre un chocolat chaud !
Retour à l’auberge … non ce n’était pas un rêve ! Seul point positif c’est couverture à volonté … chic !
On se prépare notre dîner, et je vous raconte pas quand on découvre la salle à manger (je tiens à préciser que le proprio était parti se coucher avant) la table ressemble à un cercueil et les bougies rajoutent une touche quelque peu macabre … de plus il y avait un grand congélateur dans la pièce, nous avons tous eu la même pensée et ce fut le fou rire incontrôlable. Nous n’avons cependant pas osé vérifier le contenu du congélo et sommes partis nous coucher.
Nuit forte agréable, même si nous avons perdu une heure au passage … (et oui nous sommes en avances par rapport à la France).

Par Florence Mulot
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 28 mars 2008 5 28 03 2008 14:15
Vendredi 7 mars, Percé
 
Aujourd’hui, on reste à Percé toute la journée !
On se réveille et on fait honneur au petit déjeuner que Rita nous a préparé … des gaufres, des croissants, des gâteaux à la banane, etc.

On bavarde avec elle, elle nous révèle toutes les anecdotes du rocher Percé : Il est le résultat d’une accumulation de sédiment marin. Jusqu’en 1845, il avait 2 trous, mais il y a une un effondrement et une des arches c’est affaissée du coup il est en 2 parties maintenant … on peut y accéder à marée basse.
Et puis il y a environ 50 ans tout le Saint Laurent gelait pendant l’hiver et on pouvait aller jusqu’à l’île Bonaventure, qui est une réserve faunique, en moto neige !
De retour à Montréal, j'ai fait des recherches sur ce "colosse", et d'après une source sûre (wikipédia pour ne pas la sitée lol):


Le rocher Percé est l'une des plus grandes et des plus spectaculaires arches naturelles du monde. Il se trouve dans le Golfe du Saint-Laurent
, à l'extrême Est de la Gaspésie face au village de Percé, au Québec.

C'est un massif calcaire âgé de 375 millions d'années, de 433 mètres en longueur, 90 mètres de largeur et 88 mètres au point le plus élevé. Son poids serait de 5 millions de tonnes. L'arche en elle-même mesure 15 mètres de hauteur. 
À l'époque où Jacques Cartier explora le fleuve St-Laurent, il semble que le rocher était liée au Cap et qu'il possédait quatre arches. Au fil des ans, trois de celles-ci sont disparues, la dernière s'étant écroulée le 17 juin 1845. On estime que l'arche actuelle disparaîtra elle aussi dans 400 ans.



P1040953.JPG P1040962.JPG P1040982.JPG P3075158.JPG













en haut, photo prise du Mont Joli; en bas, de l'unique quai du port!









Retour à mes aventures en Gaspésie!
Rita veut savoir d’où on vient … elle sort le calendrier de la poste (exactement les mêmes qu'en France), tourne quelques pages, et nous montre une carte de France. Elle souligne toutes les villes de ses clients, Le Chesnay n’y ait pas, et Versailles est déjà souligné … le monde est petit !
Elle nous raconte que grâce à son gîte elle voyage dans le monde entier en accueillant les touristes, en général la saison commence au mois de juin … d’ailleurs elle a hâte que l’hiver se termine. Et on peut la comprendre pas facile de déneiger à 80 ans ...

Sur ses conseils nous allons au Mont Joli, afin de nous approcher le plus possible du rocher percé (nous n’avons pas tenté d’y aller par le Saint Laurent, pas fou !). Puis pour avoir une meilleure vue, nous sommes allés au bout du principal et unique quai … depuis lequel nous avons pu admirer le trou du rocher percé !

Nous décidons d’escalader le Mont Sainte Anne pour voir la vue d’en haut. Nous rencontrons nos amis de la veille, mais ils redescendent déjà …
Il ferait presque chaud s'il n’y avait pas ce vent qui s’engouffre dans le sentier 
L

nous arrivons là haut assez rapidement, et oui on commence à maitriser la marche en raquette !
On monte jusqu’à la statue de Sainte Anne … le paysage est magnifique, blanc, désert, mais fait pas chaud.

On s’arrête pour prendre pique niquer dans une petite cabane mais il faut vite repartir pour dégeler les orteils ! Pour la descente, on prend les petits chemins qui longent la falaise pour avoir une vue parfaite du village et du rocher … et pour le plaisir de marcher dans la poudreuse, entre les arbres, faire des glissades, des chutes plus magnifiques les unes que les autres et qui provoquent des fous rire chez tout le monde !
IMG_2732.JPG IMG_2738.JPG IMG_2733.JPG P3075201.JPG













en haut notre restaurant, en bas la vue à côté de Sainte Anne, puis sur la balade des belvédères





 
le son n'est pas brillant mais bon il y a du vent et pour compliquer le tout j'avais les cheveux devant les yeux ... :p

Après notre hors piste en raquette, nous rejoignons le gîte, séance internet, douche chaude pour récupérer les sensations au niveau des pieds, et puis zapping télé … rien de bien intéressant, et la météo n’annonce rien de bon : tempête de neige se rapproche de la Gaspésie, elle devrait être sur nous demain soir et dimanche … va-t-on pouvoir rentrer sur Montréal ? On verra ça plus tard … en attendant souhaitons un bon anniversaire à Séverine !

Par Florence Mulot
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 20 mars 2008 4 20 03 2008 03:14

Jeudi 6 mars, Cap-aux-Os - Percé.

Meilleure nuit que la précédente, on se demande pourquoi J
Premier réflexe on regarde par la fenêtre, c’est magnifique nous avons vue sur la baie … étendue d’eau presque entièrement gelée, des étendues déserte … et blanche !
2008-03-06-07-53-17.JPG 2008-03-06-08-10-00.JPG






P3065022.JPG La Baie du Saint Laurent sous la glace, et "nos appartements" ...












On discute avec le proprio, Armand, nous sommes ses premiers clients de la saison. Il a une carte de France accroché dans sa cuisine, on lui montre d’où on vient. Il a très envie de faire le tour de France mais en prenant son temps et en longeant toute la côte, Thibaut et moi, on lui laisse nos adresses mails, s’il veut des conseils sur les destinations à ne pas manquer, chacun de nous quatre a son coin : Nice, Bretagne, Alpes et Lyon !
Armand avait quitté Cap aux Rosiers pour aller travailler à Montréal, mais il est revenu faire son premier métier ici, à savoir pêcheur. Et oui c’est un marin, d’où le nom de son gîte (Loup marin, comme un loup de mer quoi …) il nous a dit que ça faisait depuis 1996 qu’il n’avait pas vu un hiver comme ça !
La discussion est accompagnée par un petit déjeuné royal avec crêpes maison ! On prend des forces parce qu’il va falloir déblayer devant la voiture, la déneiger, et la pousser …

Seulement il y a du verglas sous les roues et du coup la voiture patine. Armand vient nous aidé, il installe des sortes de crampons devant les roues (les pics orientés vers la glace bien sur !) et après deux ou trois tentatives la voiture grimpe la côte, c’est parti !

Nous voilà sur la route, direction le parc Forillon, c’est Thibaut qui conduit. C’est sa première fois depuis son permis cet été !
Mais avant ça on visite Cap aux Rosiers ... pas beaucoup d'animations. P3065030.JPG IMG_2327.JPG


Plusieurs motels sont ensevelis sous la neige, quant aux cabines téléphoniques il faut plonger dans la neige pour trouver le combiné!














Après avoir fait quelques allés-retours pour trouver un pique nique et un forfait pour passer la journée dans le parc … nous enfilons nos raquettes (qui ne couinent plus). Nous croisons des chiens de traineaux.
2008-03-06-11-38-57.JPG
Armand nous a conseillé le Mont Albert pour une vue 360°, mais bon il a beaucoup neigé ces derniers temps et on a du mal à trouver le chemin … celui de la pointe est bien tracé mais il est trop long à faire en raquette. Ah ! Nous avons trouvé un panneau indiquant notre sentier … le problème c’est qu’il a fallu creuser pour le trouver. Le chemin est vierge, pas une trace … on décide quand même d’y aller. J’ouvre la marche, je m’enfonce jusqu’au genou avec mes raquettes, on marche en file indienne. Ca monte dur, mais c’est magnifique, nous sommes seul, de la neige à volonté et une vue magnifique. On échange souvent de place. 2008-03-06-14-33-34.JPG
On décide de faire la pause déjeuner, mais voilà les boites de thon étaient restées dans la voiture depuis 2 jours … du coup c’était du thon surgelé. On s’est rabattu sur le pot de Nutella !
Et avec tout ça nous avons du faire demi tour avant d’arriver au sommet pour ne pas être pris par la nuit … au retour nous nous sommes arrêtés au bord d’un lac entièrement gelé.

Après plusieurs tests nous avons marché dessus et pris des tonnes de photos plus incroyable les unes que les autres. On nous croirait en expédition au milieu de nulle part dans le pôle nord !








P3065100.JPG IMG_2456.JPG IMG_2452.JPG IMG_2446.JPG














Arrivée à la voiture, le parking est désert … coup d’œil à droite, coup d’œil à gauche … on monte le son de la musique et on se change sur place en chantant le plus fort possible … fou rire garanti ! Souvenir inoubliable !

On est reparti, direction Percé !
Arrivée : Gîte de la Savoie, Rita nous accueille on pose nos sacs … nous sommes avec d’autres touristes, que nous avons d’ailleurs croisé cette après midi sur les sentiers !
On file au resto, qui ressemble plus à un bistro … puis ballade dans la ville « fantôme ». Et oui, comme à cap-aux-rosiers les motels sont ensevelis sous la neige une seule rue principale (qui est d’ailleurs appelée autoroute … et je suis sérieuse là !) je crois bien qu’à part le bistro, la pompe à essence et notre gîte il n’y a rien de vivant.
Retour au gîte … nous réussissons à avoir internet, en bon geek de base nous checkons nos mails puis dodo !

Par Florence Mulot
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 16 mars 2008 7 16 03 2008 22:34

Mercredi 5 mars, Caps aux rosiers.
IMG_2175-copie-1.JPG
Voilà notre itinéraire de la veille, aujourd’hui on le fait mais dans l’autre sens !
On voit pas grand chose, en haut à gauche il y a un P, on est parti d'un peu plus bas, le tracé bleu jusqu'au P en bas au milieu. Ca à l’air de rien mais bon ce n’est pas du plat !

Alors ce matin on se réveille, ou plutôt on se fait réveiller par les 8 autres … bah oui ce sont des pros alors ils se lèvent tôt. En même temps nous sommes censés quitter le refuge avant 9h … je dis « censés » parce que évidemment il y aura un petit contre temps …

J’ai l’impression de ne pas avoir dormi, mais quand mes amis me racontent que ce sont les autres locataires qui se sont occupés du feu pendant la nuit, je me dis que j’ai du dormir puisque j’ai rien entendu !
Menu du petit dej : neige + 2 tranches de pain + Nutella … ok mais la neige on la fait fondre !

Seulement ça prend du temps pour faire bouillir de la neige … du coup on voit partir nos 8 professionnels, on voit même un gars en moto neige, il est chargé de récupérer les sacs et de les transporter ailleurs. Ils nous demandent si tout est ok … j’hésite un bref instant en me disant que j’aimerais bien faire un tour en Ski-Doo mais bon je ne vais pas abandonner les autres !
L’eau a fini par bouillir, et nous voilà parti … et finalement on a beau se souvenir des montées, on oublie souvent les descentes … et à vrai dire nous avions eu de belles descentes la veille ! Il est bête ce principe de faire des descentes si c’est pour les remonter après. Et tout ça avec le bruit de nos raquettes qui me fait penser à des bernaches (je pense que tous ceux qui connaissent le Golfe du Morbihan à la Toussaint savent de quoi je parle 
J)

Finalement, on déjeune vers 14h au relais des Chic-Chocs.
Nous sommes au chaud dans une pièce non autorisé, mais il n’y a personne pour nous mettre dehors alors on en profite … on mange par terre façon camping, on a même le droit à du toblerone en dessert (et oui, il y a un dingue dans le groupe qui avait pris dans son sac la plaquette de toblerone et la version famille nombreuse si vous voyez ce que je veux dire).

Puis on déneige la voiture (pour la deuxième fois de notre road trip) et on part en direction de Caps-aux-Rosiers. C’est tout au bout de la Gaspésie … une sacré trotte !

Nous arrivons au gîte le Loup marin, après être passé à travers une deuxième tempête … on a pris quelques photos depuis la voiture, c’est simple on voit rien, c’est tout blanc.
Quand nous sommes arrivés le proprio ne pensait pas qu’on allait venir à cause de la tempête !


Le temps de vider la voiture, nous prenons une douche ... seulement grande découverte : le gel douche ça peut geler! Dans ces conditions, un peu dur de prendre une douche lol ... et oui tout ce qui était resté dans la voiture pendant notre excursion de la veille, avait gelé, les bouteilles d'eau, nos vêtements, même le dentifrice!
IMG_2213.JPG

 

 

 

 









Ensuite le proprio nous a recommandé un petit resto en ville … le problème ? Sortir la voiture de la neige … bah oui son chemin est en pente et nos pneus sont des 4 saisons, autant dire pas adapter à la présente situation …
Il nous a aidé à pousser la voiture ! Super sympa le gars.
Bon on l’a bien mérité ce resto …

Ambiance super sympa … et au menu des moules, le bonheur absolu ! Un petit goût d’Arzon dans la bouche … mmmmh de quoi faire rêver 
J


Retour au gîte, dodo !

Par Florence Mulot
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 11 mars 2008 2 11 03 2008 14:33

Mardi 4 mars, Refuge le Huard.
Petit déjeuner à 8h00, 2 toasts, un thé et une salade de fruit et c’est parti. On remballe nos affaires et direction le relais des Chic Chocs, seulement il neige depuis tôt ce matin et on y voit pas grand-chose. Il faut emprunter une route qui ressemble plus à un petit chemin perdu au milieu de nulle part, qu’à cela ne tienne je sors de la voiture pour demander notre chemin. Il fallait bien prendre ce petit chemin (qui a un fort lien de parenté avec une piste de ski) et bonne nouvelle il parait qu’il fait grand beau là haut.
Ah oui, je ne vous ai pas dit ! Au programme, balade en raquette dans le parc national de la Gaspésie, nuit dans un refuge sans eau ni électricité …

Après s’être équipé de nos tenues de ski, de nos sac à dos (avec sac de couchage, eau et même couverture de survie …) nous chaussons nos raquettes et nous voilà parti sous la neige. Au fur et à mesure que nous avançons le ciel se dégage, il faut dire que le vent est assez violent et s’il fait défiler les nuages rapidement, il fait aussi s’envoler la neige au sol, heureusement j’ai mes lunettes mouche qui me protègent 
J

IMG_1947.JPG Look Barbie-à-la-montagne garantie … âme sensible s’abstenir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le soleil est maintenant bien présent et nous pouvons jouer au paparazzi … il faut dire que le paysage est magnifique, de grandes étendues de neige, des sapins, des descentes et des montées à perte de vue, des cabanes d’observation, des panneaux attention chasseurs, attention pièges à ours … hmmmm.
P1040767.JPG IMG_1952.JPG IMG_1942.JPG

 

 

 

 


 

 

 






Nous nous arrêtons pour déjeuner car nous sommes affamés ! Seulement nous gelons littéralement sur place car nous ne trouvons pas d’abris réunissant l’absence de vent et le soleil. Alors nous repartons aussitôt la dernière bouchée de sandwich engloutie !

Les descentes font maintenant place à une montée interminable, je ne pensais pas que nous monterions aussi haut, mais heureusement le soleil est là et nous illumine de courage. Mais au fur et à mesure que nous avançons nous pouvons admirer la vue sur le parc derrière nous … c’est immense et blanc !

Puis je me revois arrivant au gîte du Sauvage sur les chemins de St Jacques, les derniers kilomètres sont assez épuisant je dois l’avouer, un faux plat sinueux. A chaque virage on espère arriver, on a ralenti la cadence, on est certain d’arriver au refuge avant la nuit et puis il faut l’avouer marcher avec des raquettes ce n’est pas super pratique. Nous longeons un lac gelé et enneigé magnifique … qui s’appelle Lac Thibaut, comme notre Thibaut, re-pause photos …

IMG_2109.JPG IMG_2133.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et nous arrivons au refuge, je m’attendais à une sorte de cabanon, pantoute ! Une vraie maison, nous faisons le tour pour nous assurer que c’est bien ici qu’on dormira. Les toilettes sont à l’extérieur … et sentent pas bon du tout !
P1040799.JPG P1040798.JPG Le refuge et ses toilettes! ...

 

 

 

 

 

  P3055013.JPG

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a déjà des gens, 8 pour être exacte. Ils sont en ski de fond et se font livrer une partie de leur sac dans les refuges. Ils occupent le dortoir du haut, nous prenons le bas. Il y a une véranda, plutôt froide, une salle à manger avec deux quatre tables, au centre le poêlon. Heureusement ils ont allumé le feu, c’est ce qui nous servira de chauffage et de cuisinière … c’est long de faire chauffer de l’eau, et quand on ajoute les pâtes n’en parlons pas J

Le soleil est parti, il est 18h et nous voilà dans le noir … on fait vraiment touriste avec nos sacs minuscules et nos lampes de poche, les 8 autres sont très équipés en même temps ils font ça pendant une semaine !

On part se coucher à 20h après avoir admiré la vue une dernière fois, disons plutôt les étoiles …


Seulement, en plein milieu de la nuit, j’ai envi d’aller au toilette. Autant vous dire que j’ai attendu pendant une heure dans mon lit à peser le pour et le contre avant de sortir. Je sors en polaire et en pyjama, munit d’une lampe, je cours jusqu’à la cabane et pareil au retour … terrorisée  à l’idée de pouvoir me retrouver nez à nez avec un animal !
Je me rendors sans trop de difficultés …

Petit film, un 360° ... pour en mettre plein la vue!

Par Florence Mulot
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 11 mars 2008 2 11 03 2008 04:37

Lundi 3 mars, Sainte Anne-des-Monts. 
Je me réveille, il est 7h15, je suis en vacances ! Finis les intras !
Les garçons passent à 9h10, on dit en revoir à PO, et nous voilà parti avec Séverine, Wadie et Thibaut pour un « road trip » en Gaspésie.

Sur la route, à 11h20, petite pensée à Edouard avec le panneau « St Edouard – sortie 278 ».
A 11h43, pensée à Anne-Sibylle quand on croise un camion « Minette ». Et à Pierre-Antoine tout au long du chemin car les routes enneigées me rappelaient Hull.


On s’arrête au bord de la route pour admirer le paysage, le Saint Laurent est gelé, le temps est mitigé et la nuit tombe. On remet du liquide pour essuie glace parce que conduire sur les routes québécoises nécessite de nettoyer son pare-brise pour voir où l’on va …

Vers 19h, on arrive à l’auberge internationale de Sainte Anne-des-Monts. Normalement, on a accès au spa, mais il faut choisir entre aller diner et aller se baigner … on opte pour la première option. Direction pub « chez Bass », ambiance marine, petit bar restaurant sympa. L’impression qui s’en dégage, le proprio a accumulé toutes sortes de décorations marines, d’objets insolites comme une pelle transformée en porte-manteaux et a réussi à aménager le tout de façon harmonieuse.
Retour à l’auberge, les douches me font penser à ma croisière de noël en Bretagne … bonne nuit de sommeil, tombée comme une masse !

Par Florence Mulot
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 10 février 2008 7 10 02 2008 22:53

A chaque weekend, son histoire ! Le weekend dernier donc, c’était découverte du vieux Montréal et de son port sous la neige et … dans la glace J

Hé oui, dans l’eau aucun bateau, seuls de gros cargos étaient prisonniers de la glace. J’ai marché jusqu’au bassin à écluses mais bien sur il n’y avait aucune activité. 
J
’ai alors rebroussé chemin et je me suis dirigée vers la patinoire du port. En passant je me suis arrêtée à la cité des sciences, J’ai pris le programme et je compte bien y faire un tour prochainement !
Puis je me suis baladée à coté de la patinoire, c’est 4$ et ça même si on apporte nos patins, pourtant elle est minuscule, il y a juste de la musique, des lumières et une machine qui refait la glace. Celle du lac au castor est mieux, enfin elle est gratuite … :p

Ce weekend, je voulais faire des courses et puis je me suis dit que finalement j’irais re-visiter l’oratoire Saint Joseph …
Me voila partie un peu au hasard, je regarde les horaires à l’arrêt de bus … non finalement j’y vais à pieds. Après un quart d’heure de marche, je peux admirer l’imposant oratoire. C’est la folie des grandeurs, il est encore plus impressionnant quand il revêt son manteau de neige. De part et d’autre de l’allée menant à lui, le drapeau du Canada et du Québec, pour nous rappeler où on est !
Après avoir pris quelques photos, je prends mon courage à deux mains et je me lance dans la montée des marches, 103 … ça pourrait passer tout seul s’il n’y avait pas ce vent infernale !

En fait je ne le connais pas aussi bien que je le prétendais. Il y a une porte que je n’avais jamais vu, je rentre … une dame me tend un papier, oula il y a une messe en ce moment ? Non mais parce que j’y suis allée hier … je sais qu’on est en plein carême mais bon … ah non, c’est un office biblique.
Bon je m’assoie … et évidemment je n’ai pas réussi à décoller. Je ressors de là le cœur léger, seulement je n’ai pu voir que la crypte … le reste attendra : je connais le chemin maintenant.
Prochaine étape le niveau supérieur … LOL suite au prochain épisode !

Par Florence Mulot
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 10 janvier 2008 4 10 01 2008 19:55

Voilà, mon dernier weekend en France s’achève. Me voici en route pour l’aéroport avec le sentiment que ces vacances se sont passées très, peut être trop, vite mais ce qui est sûr c’est que j’en ai bien profité. J’ai été très heureuse de vous revoir tous !

Je suis donc dans la voiture avec papa, je somnole en rêvant encore à noël, je savoure d’être accompagné en voiture à l’aéroport … mais derniers moments calmes avant l’aventure qui m’attend !

Papa me quitte à l’aéroport, mon avion est retardé de 30 min, je fais la queue pour enregistrer mon sac, ça commence bien.
C’est mon tour, on me dit que mon sac est hors gabarit, c’est un sac de papa avec écrit en gros France avec les anneaux olympiques. C’est vrai qu’il est grand … Il faut que je refasse la queue, on me demande s’il y a du matériel spécial dedans, non non :p

Je passe les contrôles et pour une fois je ne me fais pas fouiller ! lol

Puis je prends mon mal en patience et un bon bouquin … finalement j’embarque à 10h30 et on décolle à 11h30. Apparemment, le commandant attendait les conditions météo de Montréal. Nous avons juste 1h de retard, c’est pas dramatique !
Nous sommes sur la piste d’envol, je vois des lapins ! Depuis le temps qu’on m’en parle, c’est la première fois que j’en vois … Nous sommes arrêtés et nous attendons notre tour pour décoller. J’observe des avions qui atterrissent devant nous toutes les 5min, c’est impressionnant !

Puis nous voilà dans les airs. Je passe le fait que je regarde des films et que je lise mon nouveau livre … dans l’avion on s’occupe comme on peut !

Vers 18h30 - 19h, et après deux virements dans les airs, le commandant nous annonce qu’il n’est pas possible d’atterrir à Montréal pour des raisons climatiques … nous allons donc à Toronto. Euh oui, mais non … j’ai cours cette après midi moi !!

Il est 20h et nous sommes à Toronto. Seulement, il est impossible de descendre de l’avion pour des questions de douanes, alors nous attendons, sagement, de savoir si les conditions météo s’améliorent ou non. Il est à présent 21h, soit 15h heure locale, nous allons repartir à Montréal. Tant mieux, je me voyais déjà prendre le car et rouler pendant 7h …
Cependant avant de décoller, nous devons changer de personnel car ils ne sont pas autorisés à travailler plus de 14h par jour !

A 18h, nous arrivons sur Montréal, l’avion entame sa descente, jusque là tout va bien. Je regarde par le hublot : du brouillard, puis la piste à seulement quelques mètres et l’avion redresse, nous repartons dans les airs !
Tous les passagers s’interrogent ? Le commandant de bord n’interviendra qu’1/2 heure plus tard, charmant !
Il nous dit que les conditions météo n’étaient pas favorables à un atterrissage en toute sécurité et qu’il a préféré faire demi-tour.

A 19h, nous sommes à nouveau à Toronto. 21h nous récupérons enfin nos bagages. 22h, nous faisons la queue pour avoir une chambre d’hôtel et un nouveau billet d’avion afin de rentrer sur Montréal dès que possible. 23h30, nous sommes en possession d’un billet de transport pour l’hôtel et d’une chambre d’hôtel, direction la navette … dans mon malheur j’ai fait la connaissance de 2 garçons qui sont dans la même galère que moi, et du coup ça m’aide à prendre mon mal en patience.

Nous arrivons à l’hôtel … nous n’avons pas diné et le restaurant est fermé, normal il est 0h15. Je file dans ma chambre : elle est immense ! Un lit double aussi large que long ! Un canapé, un bureau, un cabinet de toilette … dommage de ne pas pouvoir en profiter d’avantage, une douche bien chaude et je tombe de sommeil.

Réveil à 7h, petit déjeuner, puis on retourne à l’aéroport, il faut à nouveau faire enregistrer les bagages, attendre d’embarquer. Un retard de 30 min est annoncé.
A 10h, nous sommes assis dans l’avion, ce sont les mêmes visages que la veille … nous retrouvons également certains membres de l’équipage. A 11h30 nous décollons, 12h30 nous atterrissons : c’est l’euphorie, tout le monde applaudit et pousse un cri de soulagement.

14h nous récupérons nos bagages, dans un embouteillage monstre, où le désarroi se mêle au ras le bol …
Ma mission est presque finie, je prends le bus, je fais un changement, je prends le métro, je fais un changement, je sors … je respire … je tire mon sac jusqu’à l’appartement où je suis accueillie par Séverine qui commençait à s’inquiéter de ne pas me voir arriver !

Il est 16h. Un bon bain chaud, je vide ma valise et je file me coucher il 18h30 demain, j’ai cours à 8h30 …
En résumé, je suis arrivée avec un jour de retard!


Quel voyage mes amis ! Espérons que mon retour dans 4 mois ne sera pas aussi chaotique :p en tout cas ici la neige a bien fondu et il fait assez doux …

Par Florence Mulot
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Bonjour!
et oui vous l'aurez sans doute remarqué: mon blog à changer! 
mais moi je reste la même, et j'espère que vous prendrez toujours autant de plaisir à lire mes aventures :p

n'hésitez pas à me laisser une trace de votre passage soit en écrivant un commentaire, soit un mail sur madimouth@hotmail.fr

calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Dico Québecois

pantoute = pas du tout
bain = baignoire
ayoye = aïe
astheure = à cette heure
bibittes = bébêtes, insectes
Bell = principale compagnie de téléphone
beigne = beignet
a date = jusqu'à ce jour
allo = salut
bonjour = au revoir
on est pas sorti du bois = on est pas sorti de l'auberge
bourrer = rempli
brosser = bourrer, être soul
cabane à sucre = maison en bois dans l'érablière où on fête la récolte du sirop d'érable
cabaret = plateau
carte soleil = carte assurance maladie
feu sauvage = bouton de fièvre
capoter = flipper
magasiner
= faire du shopping
tuque = bonnet
mitaines = gants
chandail = pull
manette = télécommande (de télé)
chaudière = un saut
clavarder = bavarder sur msn 
c'est plate = c'est ennuyeux
une liqueur = une boisson gazeuse
une patate frite = des frites
des patates pilées = des pommes de terre en purée
une pogne = un piège, une ruse
une job = un travail
la pâte à dent = dentifrice
ma blonde = ma petite copine
mon chum = mon petit copain

Derniers Commentaires

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus